Les objectifs du club (1ère partie)

23 mars 2016 - 08:17

SOMMAIRE

 

INTRODUCTION – Les caractères fondamentaux de l’Espérance d’Oeyreluy

 

Le caractère sportif

Le caractère moral

Le caractère local

  

I – LES OBJECTIFS DU CLUB

 

I-1 – La personne : Un être à édifier

- Un corps à respecter

- Un esprit à éduquer

 

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I - Les objectifs du club

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La personne, l’association, le monde…

 

 

L’article 1 des statuts de l’association énonce les buts à poursuivre :

 

 « Article 1 : L’association …. a pour but de développer par l’emploi rationnel de l’éducation physique et des sports les forces physiques et morales de la jeunesse et de créer entre tous ses membres des liens d’amitié et de solidarité. »

 

Le développement des forces physiques et morales du jeune joueur est un objectif de l’association. Mais il n’est pas le seul. Des objectifs de nature communautaire, au sens noble du terme, et sociale sont également poursuivis.

 Nous pouvons ainsi distinguer trois niveaux d’objectifs : le niveau personnel en tant que sujet à édifier, le niveau collectif en tant que club ou communauté à former, et enfin le niveau sociétal en tant que monde à construire.

 

 

1 - La personne : Un être à édifier

 

- Un corps à respecter

 

Un club de football est un lieu d’apprentissage. L’école de football enseigne dès l’âge de 5 ans les techniques du jeu. Les enseignements sont adaptés au stade de développement de l’enfant. C’est pourquoi les statuts de l’Espérance d’Oeyreluy parlent de « rationalité » de l’emploi de l’éducation physique.

Les jeunes footballeurs évoluant par catégorie d’âge, les charges de travail, la durée des exercices et des matchs correspondent à leur maturité physique. La croissance corporelle des jeunes enfants nécessite des exercices appropriés non traumatisants. Chez les adultes, les propositions sont plus exigeantes et soutenues mais ne devront jamais être excessives. Une vigilance plus grande doit être portée à l’état de forme du joueur adulte. Le corps est beaucoup moins souple. Les risques de blessures musculaires ou d’alertes cardiaques augmentent.

La pratique footballistique favorise le bien être corporel si elle est régulière et modérée. Des entraînements trop espacés comme des efforts trop répétés sont à éviter. Les entraîneurs sont attentifs à prévenir ces deux comportements inappropriés et dangereux.

 

De manière plus générale, le club se donne la mission d’accompagner l’évolution physique et technique du joueur. Si le joueur progresse lentement, il respecte son rythme et lui donne la possibilité de se parfaire par des exercices adaptés et du temps de jeu suffisant au cours des matchs. En présence de jeunes joueurs talentueux ou plus développés, les entraîneurs, après sage réflexion et accord des parents, proposent des activités plus soutenues ou des matchs dans des catégories supérieures.

 

Même si chaque joueur doit jouer à son niveau, cela n’exclut pas, au contraire, que les talents de chacun soient mis au service du collectif. Les meilleurs joueurs aident le groupe et les plus faibles à progresser favorisant ainsi la création de liens d’amitié entre tous. Ne privons pas les joueurs de cette joie de construire leur propre histoire dans leurs différences. Les années passant, ils se verront grandir et progresser dans une amitié de plus en plus en profonde et féconde. La richesse du club c’est aussi de contribuer à construire, dans leur vie d’adulte, des liens forts entre eux par les entraînements, les sorties, les défaites et les victoires successives.

Jouer à son niveau c’est bien. Jouer avec ses amis quels que soient leur niveau dans un esprit de solidarité c’est également une excellente formation.

 

Par ailleurs, une pédagogie forte et déterminée doit être conduite pour expliquer et convaincre des méfaits des drogues de toute nature, y compris l’alcool. La consommation de substances nocives est  dangereuse et le sport est une activité qui doit faire prendre conscience de cette nocivité. La lutte contre les pratiques addictives est un enjeu éducatif majeur. En effet l’addiction quelle que soit sa nature porte atteinte à l’intégrité de la personne. Elle l’aliène à des comportements qui l’écartent d’une saine construction physique et mentale. Les pertes sont donc doubles. Le corps et l’esprit sont atteints, la dépendance détériorant l’un et l’autre. Les éducateurs alertés et formés aux dangers encouragent les plus jeunes à s’écarter des tentations auxquelles ils pourraient être soumis. Les nouveaux types d’addiction comme l’usage excessif des téléphones portables et des jeux vidéo obligent les éducateurs à réfléchir à de nouvelles actions préventives. De plus l’usage souvent continu et exclusif des réseaux sociaux constitue un enfermement dans une sorte d’« enfer » informatique déstructurant ou dégradant les personnalités. Pour lutter contre ces aliénations et ces facteurs destructeurs patents, l’éducation utilise donc des méthodes de prévention plus nombreuses et plus larges.

 

- Un esprit à éduquer

 

Parce que l’avenir est suspendu à l’éducation.

 

Après la famille et l’école, le club de football est le troisième lieu d’éducation en France suivant des études de la Fédération Française de Football. L’Espérance d’Oeyreluy énonce clairement cet objectif d’éducation dans ses statuts en souhaitant développer « les forces morales de la jeunesse ».

En confortant les familles dans la transmission de valeurs conformes aux principes républicains les plus nobles, ici chrétiennes selon les principes statutaires originels, l’Espérance d’Oeyreluy contribue donc à l’édification des joueurs.

Parmi les valeurs ou principes à transmettre, nous citons le don de soi, l’esprit d’équipe, la solidarité, la fraternité, le respect, la confiance, l’humilité, la joie, le dépassement de soi, la persévérance, l’égalité ou encore le partage.

 

La « Charte du jeune footballeur » approuvée par le club en 2015 reprend ces valeurs essentielles :

 

CHARTE DU JEUNE FOOTBALLEUR

 

Je suis heureux de pratiquer le football dans mon club : L’ESPERANCE DE OEYRELUY

Pour pouvoir progresser et prendre du plaisir avec mes coéquipiers, je dois suivre certaines règles :

- je prépare correctement mon sac à la maison en évitant d’oublier des affaires,

- j’arrive à l’heure à l’entraînement,

- je dis bonjour à mon entraîneur, mes coéquipiers ainsi qu’aux autres éducateurs et également aux personnes que je ne connais pas,

- j’écoute attentivement mon entraîneur et j’essaie de faire de mon mieux,

- je ne chahute pas avec mes partenaires, je respecte le matériel,

- je suis là pour jouer et prendre du plaisir,

lors de mes matchs, je dois :

              - Respecter les consignes du « coatch »,

              - Respecter l’arbitre, ne rien dire et jouer,

              - Respecter l’adversaire,

              - Respecter mes coéquipiers,

              - Après le match, je prends la douche et je monte prendre ma collation

Pour devenir un vrai footballeur, il faut : ECOUTER-RESPECTER-PRENDRE DU PLAISIR A JOUER.

 

 

Ces valeurs construisent et font grandir.

 

Le respect d’autrui notamment, parce qu’il est gratuit et désintéressé, est une source de croissance et d’amour dans la fraternité.

La politesse envers son « coatch » et la maîtrise de soi dans toutes les circonstances sont des piliers d’apprentissage d’une relation ouverte à l’autre.

L’effort et la persévérance pendant les entraînements ou les matchs dévoilent les talents, mais aussi structurent les capacités.

Le joueur qui se « donne » découvre ses limites et en même temps touche du doigt l’immensité de ses qualités qu’il ignore souvent.

Une saine balance s’opère entre la réalité de son état, perçue dans l’humilité, et une espérance inouïe qui peut se concrétiser grâce à la confiance.

 

Les valeurs éducatives sont essentielles en ce sens qu’elles doivent déterminer et conduire toutes les actions à entreprendre. Il peut être difficile de les mettre en œuvre à la fois pour les joueurs, par exemple lorsqu’il faut renoncer à la glorification d’avoir gagné un match pour ne pas violer une valeur, celle de ne pas tricher, mais aussi pour les éducateurs, lorsqu’ils  prennent le risque qu’un match soit perdu en donnant un temps de jeu respectable aux joueurs les « moins bons », par esprit de solidarité et de confiance.

 

La difficulté résidera parfois en ce que ces valeurs soient en contradiction avec les tendances du temps. Ainsi la persévérance et la fidélité sont des notions en décalage avec la société consumériste. L’esprit d’équipe et la fraternité s’opposent au culte de la toute puissance du soi véhiculée par une certaine idée que l’individu a tous les droits, y compris celui d’éliminer l’autre (comme on le vit sur le plan économique ou social par exemple).

 

Le club de l’Espérance d’Oeyreluy ne doit pas avoir peur d’aller dans le sens de ses principes parfois même à contretemps des modèles médiatiques proposés. Ainsi, il ne faut pas hésiter à expliquer aux joueurs par exemple que certains clubs sportifs, notamment les clubs professionnels, poussés par des enjeux économiques prennent des décisions immorales, alors même que les médias se félicitent de ces décisions comme l’éviction d’entraîneurs, la « vente » de joueurs, la réduction des valeurs de fidélité et d’honnêteté.

 (Suite à venir)

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