FORMIDABLE ISLANDE !

4 juillet 2016 - 12:33

 

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Malgré la lourde défaite et la météo exécrable, ils ont chanté jusqu’au bout. Expulsé à pleins poumons leur fameux «Huh». Ce cri guerrier nourri d’applaudissements qui a électrisé Saint-Etienne, Marseille ou Nice, terres des exploits de ces incroyables Vikings. Comme leurs joueurs, les supporters islandais auront marqué de leur empreinte l’Euro 2016. Un feu sacré venu du froid.

 

De l'un de nos envoyés spéciaux au Stade de France

20h30, à Saint-Denis. Les enceintes du Stade de France crachent les premiers accords de «Ég er kominn heim». Epaule contre épaule, les quelque 10 000 supporters islandais reprennent en cœur les paroles de ce slow langoureux et suranné chanté par un certain Óðinn Valdimarsson et que l’on peut traduire par «Je suis à la maison». Bien trouvé. A mesure qu’Aron Gunnarsson et ses coéquipiers ont enchaîné les prouesses dans leur premier tournoi majeur, les supporters islandais ont effectivement pris leurs aises dans l’Hexagone. Ils étaient chez à eux à l’Allianz Riviera de Nice lundi dernier où la bande à Lars Lagerback a créé la sensation en sortant l’Angleterre en 8es de finale.

Depuis, la petite nation du Nord s’était vidée de près d’un dixième de sa population (330.000 habitants), venu soutenir sur place ses protégés face aux Bleus en quarts. Un exode festif rendu difficile par le peu de vols quotidiens entre Reykjavik et le continent. Les prix ont flambé et certains ont déboursé de grosses sommes pour rallier Paris. Souvent plus de 1000 euros. Rencontrés sur le parvis humide du Stade de France avant le coup d’envoi, Brynja et Tobbi ont fait un crochet par Aberdeen (Ecosse) pour faire baisser la note. Posté dans le coin du Stade réservé aux supporters islandais, le couple de trentenaires a participé aux incessants «Iceland, Iceland» et autres chants entonnés par la cohorte nordique. Galvanisés par la belle prestation des Bleus, les supporters français lui ont souvent donné la réplique, s’appropriant même à leur compte le fameux «Huh» pour un moment de communion rare dans une enceinte dionysienne habituellement si froide. Mais contaminée, dimanche, par la mémorable ferveur islandaise.  

Par Guillaume Loisy

Mis à jour le 04/07/2016 à 09h15 – Publié le 03/07/2016 à 22h59

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